Modèle d’écriture
Modèle de Hayes et Flower (1980)
Ce modèle représente le processus d’écriture à l’aide de boites qui sont en interaction (voir la figure 2, plus bas).
Dans la première boite à gauche, on introduit la mémoire à long terme du scripteur, celle-ci jouant un certain rôle puisque le scripteur y puise entre autres des connaissances sur le sujet qu’il doit aborder, le thème qu’il exploite dans son texte et le public visé (qu’on appelle aussi le destinataire).
Dans la deuxième boite, en haut, se retrouve le contexte de la tâche, c’est-à-dire ce qui vient influencer la tâche d’écriture comme la motivation du scripteur, un problème rencontré lors de l’écriture et le texte qu’il a déjà écrit.
Dans la troisième boite, en bas à droite, se retrouve « l’essence du modèle », car elle « regroupe les composantes du processus d’écriture nommé ici le processus d’écriture (planification, mise en mots, révision et contrôle) » (Roberge, 2001, p. 137). Ce sont en effet les composantes du modèle qui ont eu le plus grand écho dans la communauté éducative et scientifique.
Ce modèle de Hayes et Flower (1980) présente un processus d’écriture qui implique une planification du scripteur. Ici, le scripteur planifie son écriture en ce sens qu’il cherche des idées (génération d’idées), qu’il les trie et les structure (organisation) en fonction des buts qu’il s’est fixés (cadrage des idées).
La mise en mots est l’opération qui consiste à écrire le texte, à mettre en mots, en phrases et en texte les idées retenues.
Lors de la révision, le scripteur lit, évalue et modifie son texte, si nécessaire, pour s’assurer qu’il soit cohérent et sans erreur. Ce qu’il faut souligner, ce sont les flèches entre les différentes boites montrant que le processus d’écriture n’est pas linéaire. Alors qu’on croyait auparavant que le scripteur faisait un plan, qu’il écrivait et qu’il révisait dans cet ordre strict, le modèle de Hayes et Flower (1980) montre plutôt que le processus est récursif, c’est-à-dire que le scripteur peut faire des aller-retour entre la planification, la mise en mots et la révision. Le scripteur peut, par exemple, être plongé dans sa rédaction et décider de revoir son plan, puis de le modifier. Dans la même veine, le scripteur peut à tout moment suspendre son écriture pour relire son texte, réviser des paragraphes et corriger des erreurs.
