Modèle d’écriture

Activité d’apprentissage 1

À partir des 12 types de scripteurs, déterminez le type ou les types de scripteurs que vous êtes et veuillez en mentionner les raisons.

Une fois votre profil de scripteur établi, faites-en part sur l’espace « Écriture » de l’outil « Partage ». N’hésitez pas à lire et à commenter les profils des autres étudiantes et étudiants.

Le seul scripteur qui semble posséder de bonnes connaissances en français (orthographe, vocabulaire, etc.), bien planifier son travail et arriver à produire un texte satisfaisant est le type performant. Il est celui qui s’en tire le mieux avec la tâche d’écriture et également celui qui reçoit le plus d’attention de l’enseignant (Préfontaine, 1998). On dit de ce type de scripteur qu’il est « attentif, curieux, soigneux, réfléchi, efficace, cultivé, rigoureux, etc. » (Préfontaine, 1998, p. 126). Bien entendu, ce scripteur peut tout de même éprouver certaines difficultés.

Suggestions didactiques

Même s’il est performant, ce type de scripteur a besoin d’être encouragé et de savoir que ce qu’il fait est correct. Il nécessite peu d’aide de la part de l’enseignante ou de l’enseignant, mais il a besoin de recevoir rapidement des réponses à ses questions. (Préfontaine, 1998)

À l’autre bout du spectre, on retrouve le scripteur de type peu performant. C’est celui qui produit souvent un texte décousu, utilise des termes vagues, révise peu son texte, ne consulte pas les ouvrages de référence comme le dictionnaire ou la grammaire. Il possède des connaissances sur la langue, mais il n’arrive pas à les transférer en situation d’écriture.

Suggestions didactiques

Les enseignants se sentent souvent démunis, démotivés et exaspérés devant ce type de scripteur. Il est conseillé d’intervenir sur « les stratégies reliées à la production d’un texte […] [c’est-à-dire] comment travailler, comment réaliser correctement une tâche d’écriture, comment se corriger et comment réviser un texte » (Préfontaine, 1998, p. 129).

Quant aux autres types de scripteurs, ils démontrent certains comportements perturbateurs.

Il y a :

  • celui qui travaille trop vite et qui ne se relit pas (type expéditif); ce type de scripteur n’éprouve pas nécessairement de difficultés et ne se remet pas en question.

    Suggestions didactiques

    Il est important d’être ferme avec ce type de scripteur et d’exiger au moins une relecture, tout en pointant certaines erreurs afin de lui montrer qu’il n’a pas terminé de réviser son texte. L’enseignante ou l’enseignant doit lui mentionner de prendre son temps, d’utiliser les stratégies de révision adéquates et de procéder étape par étape. (Préfontaine, 1998)

  • celui qui n’écrit pas assez vite parce qu’il peaufine trop (type perfectionniste). Ce type de scripteur n’a pas de difficultés spécifiques; par contre, il a du mal avec la gestion du temps de rédaction. Il va également tout recommencer s’il n’est pas content de ce qu’il a accompli.

    Suggestions didactiques

    Préciser à l’élève de se fier à son plan et de ne pas trop tarder avant de commencer à écrire. L’enseignant ou l’enseignant peut également proposer un modèle à suivre présentant des étapes bien précises, pour rassurer le scripteur perfectionniste.

  • celui qui ne s’applique pas suffisamment et qui ne se pose pas assez de questions (le type satisfait de lui-même). Ce type de scripteur croit tout connaitre et être en contrôle de la situation d’écriture (et de tout en général) alors que, souvent, celui-ci « ne comprend pas toujours le sens des mots qu’il emploie et qu’il ne respecte pas toujours l’intention de communication » (Préfontaine, 1998, p. 131).

    Suggestions didactiques

    Encourager et soutenir l’élève en proposant l’activité d’écriture de façon ludique et comme étant à la hauteur de ses compétences (un défi à relever!). L’enseignante ou l’enseignant doit utiliser différentes astuces « pour déjouer constamment ce type de scripteur qui est convaincu que ce qu’il fait est tout à fait satisfaisant et qu’il n’y a pas lieu pour lui de mettre son travail en question » (Préfontaine, 1998, p. 131).

  • celui qui a peu confiance en lui et qui hésite constamment à écrire (type insécurisé); s’il ne comprend pas le travail demandé, il ne le dira pas. Il observe comment les autres procèdent avant d’entamer son propre travail et il attend que quelqu’un lui indique la marche à suivre.

    Suggestions didactiques

    Donner du temps et de l’attention à ce type de scripteur en l’encourageant et en lui demandant de redire dans ses propres mots le travail à accomplir. Il est intéressant aussi de lui rappeler ce qu’il faut faire afin de le sécuriser.

Les enseignants ont par ailleurs identifié des scripteurs qui les accaparaient particulièrement :

  • le scripteur de type intéressé pose beaucoup de questions sur plusieurs petits détails de la tâche et il est curieux d’en savoir toujours plus sur ce qui est enseigné. Il veut aussi s’assurer qu’il comprend très bien ce qui doit être fait comme travail.

    Suggestions didactiques

    Donner de l’attention au scripteur intéressé en limitant cependant le nombre de questions posées. En effet, ce type de scripteur prend beaucoup de temps à l’enseignante ou l’enseignant, car il est assoiffé de savoir.

  • le scripteur de type dépendant ne manifeste aucune autonomie et demande constamment de l’aide lors de l’écriture. Il agit également comme s’il ne connaissait rien et ne comprenait rien relativement au travail à effectuer. Il faut constamment pousser cet élève à réaliser son travail d’écriture et l’encourager à utiliser les ouvrages de référence, car il ne le fera pas de lui-même.

    Suggestions didactiques

    Face à ce type de scripteur, les enseignants ne semblent pas savoir comment intervenir adéquatement. Étant donné le manque d’autonomie de ce type de scripteur et le temps à lui consacrer, les enseignants semblent l’oublier « […] à son sort. Il n’y a pas là absence de volonté de la part des enseignants, mais bien plutôt découragement devant l’ampleur de la tâche à accomplir » (Préfontaine, 1998, p. 135).

    Et vous? Avez-vous des stratégies à proposer pour aider le scripteur dépendant?

    Nous vous invitons à faire part de vos stratégies sur l’espace « Écriture » de l’outil « Partage ». N’hésitez pas à prendre connaissance des stratégies suggérées par les autres étudiantes et étudiants, et à les commenter.

  • le scripteur de type distrait perd sa concentration fréquemment durant la tâche, ce qui oblige l’enseignant à le recentrer sur son travail. En d’autres mots, le scripteur distrait est « dans sa bulle » et il a besoin de l’enseignante ou de l’enseignant pour l’orienter vers la tâche à réaliser.

    Suggestions didactiques

    « [l]es enseignants encouragent régulièrement le scripteur de type distrait, en lui parlant de façon individuelle. Malgré ses attitudes de détachement face aux réalités, ce scripteur attire et retient l’attention des enseignants » (Préfontaine, 1998, p. 137).

Enfin, les enseignants ont circonscrit avec moins de détails trois autres types de scripteurs :

  • le scripteur non motivé s’avère, selon les dires des enseignants, celui qui « trouve toujours la tâche d’écriture trop longue, trop difficile, quelle qu’elle soit » (Préfontaine, 1998, p. 138). Les enseignants n’ont pas suggéré de pistes d’intervention quant à ce type de scripteur.

    Et vous? Avez-vous des stratégies à proposer pour aider le scripteur non motivé?

    Nous vous invitons à faire part de vos stratégies sur l’espace « Écriture » de l’outil « Partage ». N’hésitez pas à prendre connaissance des stratégies suggérées par les autres étudiantes et étudiants, et à les commenter.

  • le scripteur nerveux fait preuve de bon vouloir, mais d’un manque flagrant de confiance en soi. Il a également besoin qu’on lui accorde de l’attention individuellement.

    Suggestions didactiques

    Prendre le temps d’expliquer de plusieurs façons, avec des mots différents. Il serait bien de demander aussi à l’élève d’expliquer en ses propres mots ce qu’il a réellement compris de ce qu’il doit réaliser.

  • le scripteur hyperactif a tout simplement de la difficulté à rester assis, à ne pas bouger, à se concentrer sur sa tâche. « Tous les prétextes sont bons pour bouger et se laisser distraire » (Préfontaine, 1998, p. 137). Ce type de scripteur n’écoute pas l’enseignant même si ce dernier répète les consignes à de nombreuses reprises.

    Suggestions didactiques

    Selon Préfontaine (1998), les enseignants proposent de tenir « compte à la fois de ses comportements et du travail scolaire qu’il doit réaliser. Perçu de façon globale [le scripteur hyperactif] suscite des interventions d’aide également globales » (p. 137).

    En Ontario et au Québec, certaines écoles ont acheté des vélos-pupitres pour aider les élèves à mieux se concentrer, lorsqu’ils sont hyperactifs en salle de classe. De cette façon, ils peuvent pédaler tout en écrivant (en lisant, en parlant ou en écoutant).

    Lisez attentivement les articles ayant fait la manchette à ce propos :

    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/706669/velos-stationnaires-classes-ecole-jeanne-sauve-ottawa

    https://www.tvanouvelles.ca/2016/09/08/des-velos-pupitres-pour-aider-les-enfants-a-se-concentrer-a-lecole

    Que pensez-vous de ce mode de fonctionnement? Avez-vous d’autres stratégies à proposer?

    Nous vous invitons à faire part de votre opinion sur l’espace « Écriture » de l’outil « Partage ».

    N’hésitez pas à prendre connaissance des opinions exprimées par les autres étudiantes et étudiants, et à les commenter.

Dans la section suivante, il sera question des stratégies d’enseignement-apprentissage en écriture.

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